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The monsters running wild inside of me (Erwan)

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Dorian Fitz
membrehello from the other side
○ messages : 45
○ inscription : 28/01/2016

MessageSujet: The monsters running wild inside of me (Erwan) Dim 31 Jan - 22:32

The monsters running wild inside of me
« A nos vies de merde, dans ce monde de merde. » « Pourquoi tu bois ? » « J'ai perdu ma "moitié" il y a 6 mois, et toi ? » « Moche... mais elle est mieux là où elle est. ... Je viens de sortir d'une cave où j'ai été enfermé pendant 20 ans. » Les blessures qui rapprochent. L'alcool qui prend au cœur et au corps.

Merde. Le mot du jour, celui qui enlaidissait les heures. Celui qui pourrissait son âme un peu plus. Il n'était pas sorti de ce qui avait été son univers durant 20 ans que l'on cherchait à ce que tout aille mille fois trop vite. Il allait voir un psy pour apaiser les inquiétudes. Lui, qui n'était pas capable de prononcer un mot sur ce qu'il avait partagé dans cette cage et ce laboratoire. Les sévices, les horreurs, les douceurs précédant les ignominies, les expériences, les psychotropes qui glissent sous la peau, qui lui murmurent la sensation de manque. L'achat compulsif de canabis dans la rue. Dealer de merde qui cherche à lui refourguer une autre came. Rien à foutre, il veut sa fumette et c'est tout. Lui, qui ne parvenait à accepter le contact trop tactile des siens. Il avait cette impression d'étouffer dans cette maison qui avait été la sienne, du temps où sa mère était encore en vie. Bâtisse qui l'était encore. Celle devant laquelle il s'était fait arrêter. Il avait eu raison d'hésiter cette autre nuit, à ne pas savoir s'il devrait entrer. Il n'aurait pas su quoi dire. Son souffle se serait juste restreint à ses lippes crevassées des horreurs non dites. Le corps vrillé de souvenirs indélébiles, gravés comme pour l'enchaîner à ce passé qu'il semblait de toute manière incapable de dépasser. La mouvance était ignoble, le sable glissait avec opiniâtreté pour l'y ramener, à ce besoin d'avoir mal, de fumer. La chair scarifiée. La cigarette au bec. Il avait passé la porte sans se préoccuper depuis quand il n'était pas rentré. Le temps, il n'en avait plus la notion, même la façon dont le jour et la nuit s'alternaient ne parvenait réellement à l'influencer. C'était encore trop tôt. Il fallait être patient.

« T'étais où ? » L'inquiétude suintait derrière le reproche qui fusa dans sa direction dès qu'il pénétra dans la cuisine pour s'approcher du frigot. Ce fut le reproche qui heurta de plein fouet Dorian, ses yeux venant se braquer sur le visage avec âpreté. Il ne va pas disparaître. Il n'a pas l'intention de se jeter du haut d'un pont. Il s'agrippait juste à une autre façon de vivre, en décalé. Son portable dans une poche. Nouveau reproche. Éteint. Plus de batterie. Il ne savait pas l'utiliser de toute manière, alors à quoi bon ? Il n'avait pas envie d'apprendre. Il n'avait pas besoin de rattraper le temps, parce que ça n'avait pas d'importance. Seul le passé le cramponnait avec âpreté, celui qui meurtrissait son âme, le laissait rejeter le moindre geste de tendresse sous l'angoisse tétanisante qui venait hurler dans son crâne. « Bordel, je suis plus un gosse ! » hurla-t-il en repoussant la main de trop. Putain ! Ils comprennent pas ! Ils comprendront pas ! Ils pourront pas, tant qu'il n'ouvrira pas les lèvres. Tant qu'il ne laissera pas leurs regards invasifs s'attarder sur les témoins de chair. Mais il y a leurs regards. Leurs inquiétudes. Et c'est déjà trop lourd à porter. Trop à supporter. « Merde ! » Le mot est brutalement jeté, à bout de souffle, les jointures blanchies par les poings serrés avec violence. Il se détacha de cette pièce, grimpa pour fourrer quelques affaires dans un sac. Peu. Trop peu. Il n'a pas grand chose Dorian. Il faudrait qu'il accepte d'entrer dans un magasin de vêtements pour ça, et ce n'est pas gagné. Pour le reste... ça fait 20 ans. Il n'a plus rien qui compte encore vraiment. Quelques photos qui soufflent des histoires, celles qui lui parlent et lui racontent un passé comme si ce n'était pas le sien. Alors il les laissa, les abandonna derrière lui. Il voulait juste foutre le camp, s'éloigner d'eux, de ce poids qui l'enterre peu à peu avec application. Il étouffe Dorian. Il en crève le mutilé.

Il se précipita dehors, le sac en bandoulière, sa veste ancrée à ses épaules, ses cheveux balayant sauvagement ses traits. Il ne savait pas où aller... ou plutôt si, il venait d'avoir une idée. Erwan, ce type rencontré dans un bar. Bizarrement, il connaissait son adresse. Il l'avait apprise le premier soir. Et c'était précisément la direction que son cerveau avait décidé de prendre. Minutes qui s'égrènent. Palpitant qui s'agite dans son poitrail. Sursaut d'angoisse lorsqu'il croise des groupes de personnes. Et puis enfin... oui enfin. Il parvint à la bâtisse dans laquelle il s'engouffra sans une hésitation, prenant immédiatement la direction de l'escalier, ne cherchant même pas à savoir s'il y avait un ascenseur. Plutôt crever que de se retrouver enfermé dans un cercueil en ferraille. Les numéros défilèrent, jusqu'à ce qu'il y parvienne, à celui d'Erwan sur la porte duquel il frappa. Lorsqu'elle s'ouvrit, il n'esquissa pas un sourire, le souffle presque nerveux à travers sa nonchalance. « Ton canapé est libre ? » Les relations sociales comme un vestige égaré qui le rend incapable de se conduire comme il le devrait, de dire bonsoir, d'attendre l'invitation. Et, encore hanté par les passants, les contacts évités de justesse, il en provoqua pourtant un volontairement en le bousculant légèrement pour pénétrer à l'intérieur de l'appartement. « Je te l'emprunte pour quelques nuits, je vais devenir dingue chez les Fitz. » Pas chez lui. Non. Chez eux.
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Erwan Taggart
membrehello from the other side
○ messages : 260
○ inscription : 11/01/2016

MessageSujet: Re: The monsters running wild inside of me (Erwan) Lun 1 Fév - 17:01

The monsters running wild inside of me
« A nos vies de merde, dans ce monde de merde. » « Pourquoi tu bois ? » « J'ai perdu ma "moitié" il y a 6 mois, et toi ? » « Moche... mais elle est mieux là où elle est. ... Je viens de sortir d'une cave où j'ai été enfermé pendant 20 ans. » Les blessures qui rapprochent. L'alcool qui prend au cœur et au corps.

Erwan vit à travers ses souvenirs, un monde qui n'est plus depuis quelques mois maintenant mais ce dernier s'y accroche comme à une bouée de sauvetage, persuadé qu'il coulera au fond de l'océan si jamais il perd ça. Il a une peur primale de ce futur qui le guette de loin, prêt à lui foutre le couteau sous la gorge. Vivre est devenu une occupation harassante avec le départ de Noah. un truc qu'il fait sans trop de conviction parce qu'il est sans doutes trop lâche pour affronter la mort. Un beau con tiens. Il est si ridicule que ça atteint des sommets, surtout avec les événements récents, il semblerait que sa petite bulle le touche bien plus. Le pire ? Il n'a aucune envie de se reprendre en main, se faire virer n'a pas servit d’électrochoc, alors à ce stade, il se demande bien ce qui pourrait lui redonner gout à la vie. En fait, il a juste été con Erwan, à croire que le bonheur existait, il est tombé dans le panneau, prit au piège. Il pose la bière largement entamé sur la table basse. Des lunettes de soleil sur le bout du nez pour masquer les éventuelles marques du manque de sommeil qu'il accumule depuis des semaines maintenant.  « Ton canapé est libre ? » lance le barbu, a peine eut il ouvert la porte de l'appartement. Puis sans attendre de réponse de sa part, oubliant toute forme de politesse, il ajoute même: « Je te l'emprunte pour quelques nuits, je vais devenir dingue chez les Fitz. » Une rencontre. Une de celles qui bouleversent l'existence même s'il ne le sait pas encore. Il est taré ce mec, pensa immédiatement Erwan alors qu'il s'invite à l'intérieur. Il lève les yeux au ciel et ferme la porte. « Entre à l'intérieur... Ah mais non attend, c'est déjà fait. » Il fronce les sourcils. Cette scène donne l'impression qu'ils se connaissent depuis des années alors qu'ils n'ont fait que partager des pensées morbides un peu trop ivre. Il se gratte la tête. Sa dégaine laisse à désirer. Un vieux jogging trop grand pour lui, un tee shirt sombre, on pourrait croire que son deuil est récent. Non, pas vraiment, il n'a juste jamais dépassé le stade de la dépression pour continuer à vivre. De longues secondes passent sans qu'ils n'échangent un mot. « Y'a une chambre de libre si tu veux. » Le dernier colocataire en date est parti vivre avec sa petite amie et les deux restants n'ont jamais entamé les démarches depuis, ça ne fait que quelques semaines ceci dit. Il observe Dorian un instant et comprend enfin le regard que porte Yuna sur lui. Il a l'air tellement abimé. Ce nigaud avait du croire qu'il maitrisait le cours de sa vie alors qu'il avait passé vingt ans à la subir. Ca doit laisser des séquelles terribles un truc pareil. C'est même étonnant que le bourru n'est pas encore finit en Hôpital Psychiatrique. Il a pas trop suivit tout ça, cette histoire de 'revenants' et tout le tapage médiatique lié au retour prodigue des gamins mais de ce qu'il a comprit, ils auraient tous mieux fait de crever. « Une bière ? » demande t-il en haussant les épaules. « Alors papa et maman veulent pas couper le cordon ? » lâche t-il ironiquement, sans trop attendre de réponse en fait. Erwan il a rien d'un psychologue ou d'un diplomate, le plus souvent, il met les deux pieds dans le plat, maladroit. Un sourire fataliste sur les lèvres, il file vers le frigo et tend sa bière à la carcasse blonde. A cet instant, il se demande comment un seul homme a pu le retenir prisonnier toutes ses années. Si Erwan engageait un combat avec lui, il était sur de perdre. Il se délie la nuque et avance jusqu'à salon où il s'assoie sur le canapé en cuir. Un vestige d'un autre monde, Noah l'appelait l'attrape couillon, simplement parce qu'une foi qu'on y est assis, c'est difficile d'en sortir. Il fauche une cigarette dans le paquet de l'autre colocataire resté sur la table basse et l'allume avec le briquet qui se trouve dans sa poche.  
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