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I drown my tears in a toxic dream [Jasper]

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Declan O'Reilly
membrehello from the other side
○ messages : 18
○ inscription : 30/01/2016

MessageSujet: I drown my tears in a toxic dream [Jasper] Mer 24 Fév - 18:30





I drown my tears in a toxic dream



Lorsque je me laisse tomber sur le canapé, je laisse échapper un profond soupir. La journée a été longue et sans aucun intérêt, comme tous les autres jours en fait. Ce métier… Ah, ce métier… Je l’ai pris parce que je n’avais pas d’autre choix, c’est tout. J’aurais aimé continuer à être secouriste, j’aurais aimé continuer à aider, sauver les gens mais au lieu de ça, je transporte des patients d’un bout à l’autre d’un hôpital. Sans intérêt donc mais nécessaire car je ne pouvais pas continuer, pas dans mon état. En y réfléchissant, dire que je n’ai pas d’autre choix n’est pas tout à fait vrai, même pas du tout. J’avais le choix et j’ai choisi : j’ai choisi mon échappatoire, j’ai choisi ce qui m’apporte la paix plutôt que mon métier, voilà tout. Continuer à être secouriste m’aurait apporté beaucoup mais pas autant que la drogue donc… Oui, j’ai choisi. C’est difficile, c’est rageant, mais il le fallait. Je m’allonge sur le canapé, me mets à fixer le plafond et je le vois, encore. Toujours. Je ferme les yeux, viens poser mes avant-bras sur mon visage et prends une profonde inspiration. J’aurais voulu que Kay soit avec moi mais finalement, ce n’est pas plus mal qu’elle soit avec son petit ami ou, comme j’aime à l’appeler, l’autre. Elle doit faire comme elle peut, elle doit gérer à sa façon comme je gère à ma façon mais c’est sans doute mieux qu’elle ne me voie pas dans cet état. Les deux années précédentes ça a été difficile et cette année, ça l’est plus en fait. Quinze ans, ce n’est pas rien. Quinze ans, c’est un cap et c’est l’âge qu’aurait eu Kane aujourd’hui.

Mon fils aurait eu quinze ans aujourd’hui.
Mon fils devrait être avec moi aujourd’hui.
Je devrais être avec lui, avec ma fille, avec ma femme qui ne devrait pas être mon ex-femme mais je suis seul, dans cet appartement, dans cette ville.

Je me redresse, me frotte le visage pour essuyer mes larmes et vais jusqu’à la salle de bain. Longue douche. Très longue douche. Tellement longue et l’eau tellement chaude que quand j’en sors, j’ai la peau rougie par endroits. Un regard dans le miroir et je me détourne rapidement de mon reflet : je me fais peur et ce n’est rien de le dire. Avant de m’habiller, je fais ce que je ne devrais pas faire mais que je fais chaque jour parce que si je ne le fais pas, ça ne va pas ou plus. J’enfile un jean, une chemise à fleurs (mes chemises ont tendance à paraître ringardes aux yeux de beaucoup mais je m’en contrefous), mes bagues, ma veste en cuir et sors. Je ne vais pas bien loin. Il y a ce bar. Je suis passé devant à plusieurs reprises déjà mais je n’y suis encore jamais entré : ce soir, c’est l’occasion. Je pourrais boire à l’appartement, je le fais d’ordinaire mais aujourd’hui c’est différent. C’est l’anniversaire de mon fils, je veux boire un verre pour lui, et pour moi aussi. Pour nous. Pour lui parce que c’est son anniversaire, pour moi parce que c’est son anniversaire mais qu’il est mort. Lorsque je pénètre à l’intérieur du bar, j’ai d’abord un geste de recul. Il est assez rempli et je n’ai plus l’habitude d’être entouré d’autant de monde. Puis, je repère un tabouret libre, deux en réalité, et me faufile au milieu de la foule assez rapidement avant d’aller prendre place sur le tabouret. Profond soupir : j’y suis, je suis installé. Un regard circulaire avant de porter mon attention sur le serveur qui s’est approché de moi.

« Une bière et un scotch pur malt s’il vous plaît. »

Pas d’étalage de politesse : ce n’est déjà pas trop mon truc mais là, aujourd’hui, maintenant, tout de suite, ça l’est encore moins. Il dépose rapidement ce que j’ai demandé, je glisse l’argent sur le comptoir.

« Gardez la monnaie. » je souffle quand même doucement.

Il a été rapide, je peux bien lui donner un pourboire. S’il est aussi rapide toute la soirée, il va récupérer pas mal d’argent parce que je n’ai clairement pas l’intention de m’arrêter à un verre. Je lève ma bière et murmure un « joyeux anniversaire » dans ma barbe. Je bois ma bière tranquillement, ne prête pas réellement attention à tout le bruit qui m’entoure. Mon regard se perd de temps à autres sur le bar puis sur les bouteilles qui se trouvent sur les étagères derrière le bar. Parfois, c’est dans le fond de ma bouteille de bière que je me perds et après, c’est dans le fond de mon verre vide que je fais remplir encore, et encore, et encore. Je dois être à mon sixième quand j’aperçois une silhouette sur ma droite. Je ne me tourne pas vers la silhouette, je me contente de fixer le liquide ambré dans mon verre. L’alcool fait son effet, je le sens, mais ça ne me rend pas euphorique, au contraire. J’ai toujours eu l’alcool mauvais : depuis longtemps maintenant, c’est encore pire.

« Excusez-moi… »

Je soupire. Visiblement, fixer mon verre ne suffit pas à faire partir l’intruse : oui, une femme. Je me tourne donc finalement vers elle, réellement exaspéré.

« Est-ce que ce siège est pris ? »

Je fronce les sourcils.

« Non. »

Grand sourire de la part de la jeune femme qui est certes charmante mais ce n’est pas le problème.

« Super ! Je peux m’asseoir ?
- Non. »

Au moins, ça a le mérite d’être clair. Enfin, pas pour elle apparemment. Elle laisse échapper un petit rire et se saisit du tabouret.

« Ah ah, très drôle !
- Je suis sérieux. Ne vous asseyez pas là. »

On s’observe un moment en silence, mon regard parlant pour moi et le sien de regard s’écarquille et, quand elle comprend que je pense vraiment ce que je dis, que je ne veux pas d’elle à côté de moi, elle rougit avant de se décomposer sur place.

« Oh… Je… Pardon… J’ai cru… C’est pas grave. Bonne soirée. »

Ce à quoi je ne réponds rien. Je me contente de détourner le regard et de m’intéresser de nouveau de près à mon verre. Verre que je porte à mes lèvres mais je n’ai pas le temps de boire une gorgée qu’une voix me parvient, de ma gauche cette fois-ci. Et c’est une voix d’homme.

« Ce n’était pas très sympa. »

Je repose le verre et me tourne vers la voix qui se trouve appartenir à un homme qui est assis à côté de moi. Je ne l’avais même pas remarqué. Il ne me dérangeait pas. Jusqu’à maintenant en tout cas.

« Pardon ?
- La fille, elle était plutôt mignonne et gentille en plus.
- Quoi ?
- T’as le droit de lui dire non mais y’a le fond et la forme : t’étais pas obligé de lui parler comme ça. »

Je vois rouge mais je me contrôle. Pour l’instant.

« C’est une amie à toi ?
- Non.
- On se connaît ?
- Non.
- Alors pourquoi tu me parles ? »

Il écarquille les yeux et me fixe un instant avant de secouer la tête tout en laissant échapper un petit rire que je n’apprécie pas plus que je n’apprécie son attitude.

« T’as vraiment un problème mec…
- Oui, en l’occurrence, là c’est toi mon problème.
- Et pourquoi ?
- Parce que tu viens m’emmerder avec ta morale alors que je t’ai rien demandé !
- Si tu veux pas qu’on te fasse la morale, arrête de sauter à la gorge des gens qui se montrent sympas avec toi !
- Va te faire foutre !
- T’es vraiment un connard en fait ! »

C’est le mot de trop alors que c’est déjà le jour de trop. Je lâche mon verre qui termine en morceaux au sol à peu près au même moment où mon poing termine dans la mâchoire de ce con. Le coup est vif, violent, puissant si bien que ça lui fait perdre l’équilibre et qu’il tombe de son tabouret. Il laisse échapper un juron mais je suis déjà sur lui. Il tente de répliquer mais je suis dans une telle furie qu’il n’y arrive pas. J’entends des exclamations autour de moi. Ma main gauche est fermée autour de sa gorge et ma main droite fait pleuvoir les coups. Enfin, ils pleuvent jusqu’à ce que je sente des mains se refermer autour de mon poignet droit. Aussitôt, je me tourne vers la personne qui a arrêté ma main et je reconnais le barman. Je pourrais m’arrêter, me calmer, entendre ce qu’il me dit mais je vois trop rouge pour ça et il est entre moi et la raclée que je dois donner à l’autre con. Alors c’est sur lui que je me jette.

Il n’avait qu’à rester derrière son bar celui-ci.



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